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2012 : Brésil

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19 janvier 2012

Conclusion


Jeudi 19 janvier 2012 – Montréal

Voilà! Je suis arrivé à l’aéroport de Montréal vers 1 h dans la nuit de lundi à mardi. On a attendu une heure avant de passer la douane.

-        Dans quel pays êtes-vous allé?

-        Au Brésil.

-        Très bien. Suivant, next!

Je suis donc rentré chez moi 22 heures après mon réveil et j’étais bien content de trouver une maison chaude grâce à Lucie L. qui était passée plus tôt pour monter le chauffage et me laisser quelques fruits frais, des croissants, du lait et de quoi me faire une salade le lendemain. Ah! Les amis!

 

Quelques statistiques

 

Durée du voyage :          six semaines

Nombre de vols :             huit

 

Distances parcourues :

Montréal – Miami            2 260 km

Miami – Brasilia              5 790 km

Brasilia – Manaus           1 944 km

Manaus – Belém             1 700 km en bateau (ou 1 300 km à vol d’oiseau)

Belém – Fortaleza           1 136 km

Fortaleza – Salvador       1 030 km

Salvador – Brasilia          1 063 km

Brasilia – Miami               5 790 km

Miami – Montréal             2 260 km

              

             Total :                  22 973 km

 

Budget : j’ai noté toutes mes dépenses à la cenne (en Excel) et le total arrive à 50 $ de moins que mes prévisions (mais les dépenses sont réparties légèrement autrement…)

 

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J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce blogue en parallèle de mes notes de voyage (parce qu’avec le temps, je sais que j’en oublierai de grands bouts).

Merci aux quelques personnes qui y ont laissé des commentaires; une prochaine fois, j’essaierai de mieux gérer les réponses. De savoir qu’on est lu, surtout quand on voyage seul, confirme la réalité du moment par l’illusion du témoin et ajoute une dimension réconfortante.

(Ce serait sympathique de suivre le blogue collectif de ceux qui iront bientôt à Hawaï, par exemple…)

 

Voyager entraine aussi une part de fatigue : on doit constamment prendre des décisions, être sur ses gardes, savoir repérer d’instinct ces catholiques qui estiment que de voler un touriste n’est pas un péché, composer avec un environnement différent, communiquer dans une langue non maitrisée; on se trouve en position de vulnérabilité face aux lois et coutumes, on doit se méfier de certaines nourritures et des bébittes, le bruit est omniprésent, etc. (J’admire ceux qui ont voyagé en Asie pendant des mois comme Émilie et Marco par exemple). Mais il reste que j’aime bien ce pays, le naturel qu’on y croise, ses plages, sa musique, sa langue, sa chaleur…

Je me suis parfois un peu moqué du Brésil et j’avais même un running gag avec Carlos : quand on voyait une situation très broche à foin, je disais simplement « Terceiro mundo! » les yeux au ciel, et avec le temps, c’est parfois lui qui s’est mis à le dire… Je pense notamment aux autobus qui roulent à des vitesses folles et dont on a l’impression que pas une seule vis n’est vraiment vissée à fond. Y'a qu'à bien se tenir.

En revanche, à certains égards, le Brésil devance le Canada. À titre d’exemple, la date de péremption des aliments est clairement indiquée sur chaque produit alors qu’au Canada, les compagnies font des prouesses technologiques pour s’assurer que cette information est confuse, présentée sous toutes sortes de formats, quasi illisible ou totalement inexistante. Notre gouvernement ne fait absolument rien pour améliorer cette situation et je ne connais personne qui s’en plaigne. Les fabricants et détaillants sont morts de rire et continuent de passer leurs vieux stocks. Terceiro mundo!

Est-ce que j’aurais pu profiter davantage de ce voyage? Probablement. Mais je n’ai aucun regret : j’ai fait mon tour de bateau, me suis vautré dans la mer, ai arpenté des kilomètres et éprouvé mon confort habituel; j’ai constaté de visu des « ailleurs » et suis plus à l’aise en portugais.

J’ai toujours aimé me trouver « ailleurs ». Je fais rapidement mon nid. Si je peux apprécier les différences géographiques, climatiques, culturelles, etc. de ces « ailleurs », c’est en partie parce que je sais que je reviendrai au Québec, le plus meilleur endroit au monde – en dépit de ses laideurs et misères – pour vivre et d’où rayonner !

Je reprends le travail le 6 février prochain et d’ici là, je me refais une forme tout en laissant se lessiver progressivement mon teint emprunté.

Je nous souhaite encore de riches projets à venir!

Robert H.

 

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15 janvier 2012

Les derniers miles

Vendredi 13 janvier 2012

6 h 30. Je descends chercher deux petits pains encore tièdes à la boulangerie juste à côté. Les premiers camions, bus et travailleurs réveillent la ville. J’ai en mémoire olfactive le souvenir de quelques villes comme Florence et Paris, mais Salvador n’a pas d’odeur, sauf celle parfois plus présente et violente qu’ailleurs de ses poubelles. C’est tôt le matin qu’on peut savoir si une ville a son odeur ou non.

Pour ma dernière soirée à Salvador, je suis sorti avec mon prof. privé de portugais, Carlos, pour aller manger un Bobo de camarão au Pelourinho. C’est un plat de crevettes dans une sauce tomatée comprenant notamment du lait de coco, servies avec du riz et des fèves. On peut saupoudrer de farine de manioc.

J’ai un rhume dû à la mer, la clim, les ventilateurs, les coups de chaleur, etc. Il y a pire.

 

Samedi 14 janvier 2012

Dernière journée à Salvador. Qui aime les dernières journées d’un voyage! Il pleut, c’est gris. J’aurais pu aller me baigner une dernière fois, mais il y a la femme de ménage qui doit passer, la proprio pour les comptes et je dois faire ma valise. Je sors pour un café-gâteau chez Québec Gourmet et j’y rencontre la femme qui m’avait loué l’appartement de l’an passé. Elle mange un incontournable feijoada. Je m’assois à sa table pour jaser et j’en profite pour jeter un œil sur son plat. Je préfère mon gâteau… Elle appelle le garçon pour de la farine de manioc, ensuite pour un jus d’orange et de nouveau pour de la sauce épicée. C’est tout un personnage. Elle s’est assise de façon à pouvoir regarder la télé, mais pendant qu’on parle, elle se regarde dans un miroir; peut-être qu’elle admire son décolleté, s’interroge sur la plus ou moins récente coloration de ses cheveux… Ses bijoux se balancent au rythme des exclamations, des tons de confidences, des indignations. On parle du carnaval, de la ville, du bateau qui a coulé en Italie, etc.

Vers 17 h 15, je prends un taxi pour l’aéroport parce que je suis un peu en retard. À 22 h 30, j’arrive à Brasilia, au même hôtel où j’ai dormi la première nuit de ce voyage. Avant de m’endormir, j’ai regardé la fin du film « Peau d’âne » en français avec sous-titres portugais.  

 

Dimanche 15 janvier 2012 - Brasilia

Ce matin, tour de la ville en touribus, et de justesse. On m’avait donné des indications incomplètes. Le doute me gagnant, je me suis fié à un vendeur ambulant qui passait. Il m’a dirigé vers le guichet où on achète les billets. Comme j’étais trop juste, le préposé a téléphoné au chauffeur du bus pour lui dire de m’attendre. C’est à ça que doit servir le cellulaire. Une petite course et hop!

Encore une fois, je constate combien la première impression d’un lieu est parfois injuste. En revoyant cette ville, confortablement installé à l’impériale de l’autobus, je la trouve moins laide, même si l’âme de son architecture n’est pas évidente. Quelle chance! Le tour de ville se termine là où se tient le bazar du dimanche. J’en profite pour manger au buffet d’une terrasse improvisée. Je me suis acheté une marionnette (marchandée à 9 $). Ça faisait un bout de temps que je songeais à en acheter une.

Ce soir, je suis allé voir un show à « L’Espace culturel ». Cette salle est située… dans un shopping! J’avais le choix de payer le plein prix ou seulement la moitié, à condition d’apporter un kilo de bouffe. Comme les marchés d’alimentation sont à peu près inexistants, sauf en banlieue, j’ai payé le plein prix (22 $). C’était un stand-up comic dont le thème était « l’art de dire des gros mots ». Encore une fois, je n’ai pas tout compris, mais les références linguistiques, au latin notamment, étaient très intéressantes. À plusieurs reprises, j’ai ri (et c’était en même temps que les autres).

Ici, j’ai l’impression d’être dans un autre Brésil, ne serait-ce que par la couleur de peau de la majorité. On s’habille différemment et une certaine richesse y est plus évidente. Le rythme me prépare au retour vers le Nord…

Lundi matin, je prends un vol pour Miami et de là, un autre pour Montréal où je prévois arriver après minuit.

La connexion Internet de l'hôtel étant vacillante, je m'arrête ici.

Un petit bilan suivra, dans quelques jours.  

12 janvier 2012

Compte à rebours


Dimanche 8 janvier 2012

Je suis arrivé tôt au théâtre et j’ai eu une place. J’aime bien ces lieux culturels underground. Quelques bancs dehors pour socialiser, salle minuscule, aucun décor… Plus d’une fois, j’ai vu un acteur ou un présentateur dire boa noite au public qui répond boa noite en cœur. Je sais que je n’ai pas tout compris parce qu’à quelques reprises toute la salle a éclaté de rire, sauf moi. Ça peut arriver à un Français au Québec!

En rentrant, j’ai flyé un autobus qui ne s’est pas arrêté. Un gars qui attendait au même arrêt m’a dit, comme pour excuser le Brésil entier, que c’était un chauffeur mal élevé. J’en ai flyé un autre et on est montés.

En faisant un petit tour près du phare avant de rentrer, j’ai encore observé certaines singularités plus ou moins accentuées entre le Nord du Sud, soit, sans le désordre : manipuler des menus collants, éventrer les poubelles pour manger, porter un enfant sur ses épaules avec l’aisance d’un animal, porter son propre corps avec superbe, porter n’importe quel vêtement ou accessoire sans l’ombre du moindre souci de ce que pourraient penser les gens (art primitif admirable), s’interpeler en sifflant ou criant, croiser des drogués perdus ou flamboyants…

Une pensée de Casanova à méditer : « Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour. »

 

Lundi 9 janvier 2012

Ce soir, rendez-vous dans le Pelourinho avec un couple de Français croisés sur le bateau. On a d’abord pris l’apéro dans un bar à caipirinhas, puis on a mangé au Zulu Bar. Ça m’a fait du bien de parler français, surtout  avec des voyageurs si naturellement sympathiques (je sais qu’ils vont lire ce blogue, alors je n’en mettrai pas trop…). Bonjour Gérard et Marie-Agnès!

Sinon, je continue sur ma lancée farniente

 

Mercredi 11 janvier 2012

Objectif de la journée (mise à part une heure à la plage) : le marché de São Joachim. Vers 14 h, j’ai retrouvé mon copain Carlos devant le Marché Modelo (royaume du t-shirt et de la bébelle), au pied de l’ascenseur qui coûte environ 8 ¢ pour passer de la ville basse à la ville haute. On a pris un bus pour cet autre marché moins connu des touristes. J’y étais allé l’an passé et j’en ai reconnu les odeurs; un mélange de Marché Jean-Talon, des Halles au XVIIIe et de la Cour des miracles. Dans ce labyrinthe couvert, j’ai vu un gars transporter une chèvre chevrotant sur un tas de poules dans une brouette, une dinde en liberté, des étals de crevettes, des comptoirs de viandes offrant aux mouches des pieds de bêtes et ce qui m’a paru être des abats, le tout exhalant une odeur puissante que j’imaginerais dans un labo d’autopsies (le plat national, le Feijoada est justement à base de fèves noires, de riz et de toutes sortes de viandes de bœuf et de porc). Étalages d’épices et de bouteilles d’huile de dende, baraques de poteries qui semblent reposer là depuis des siècles, vendeurs endormis devant un écran de télé, salon de barbier 1940. Carlos a pris un pouding au tapioca chaud d’un vendeur ambulant, mais je me suis abstenu.

Et puis, au tournant d’une ruelle, une cage avec des oiseaux, des vieux qui jouent aux dominos, la vue colorée et réconfortante de fruits frais, des babioles de paille et ustensiles de cuisine en fer, la quincaillerie voisinant l’épicerie. Immanquable, une petite jasette avec un vieux qui m’a raconté avoir vu un reportage sur le froid Canada…

Pour le retour, on est montés en funiculaire jusque dans un quartier populaire pour prendre une crème glacée et on est redescendus de la même manière, toujours à 8 ¢ la ride. Je revois la préposée au tourniquet : elle papote avec une copine tout en feuilletant nonchalamment une circulaire qu’elle ne regarde pas, écrasée par la chaleur et l’ennuie. Deux ados amoureux ne semblent pas incommodés par la chaleur; ils s’embrassaient à l’aller et ils sont encore là au retour.

 

Jeudi 12 janvier 2012

Lavagem de Bonfim. Je croyais que cette fête aurait lieu après mon départ, mais elle a eu lieu aujourd’hui et j’ai sauté mon tour : le souvenir que j’en ai gardé de l’an dernier fera office (des kilomètres à pied en compagnie de milliards de dévots et de fêtards, une pluie courte et intense qui trempe jusqu’à l’os, un soleil qui sèche à faire suer, le tout se terminant dans une confusion généralisée et bien acceptée des genres et…  des transports collectifs.

Après la plage, ma sieste et une brassée, je suis plutôt allé m’évacher à l’ombre d’un arbre magnifique (quand on se donne la peine de le détailler) pour un parfait café-tarte-au-citron chez Québec Gourmet. Je n’ai pas demandé d’où venait le nom, certain d’une réponse évasive.

 Pour souper, un plat qui s’appelle « restants de frigo ».

 Allez voir les nouvelles photos!

7 janvier 2012

Le temps, même chaud, file


Mardi 3 janvier 2012

Ce soir, je suis allé voir un film brésilien 2011, avec quatre autres personnes, dans un petit cinéma du quartier de Pelourinho : O Palhaço. (se prononce Ô paliassou et plusieurs dont Diane M. auront deviné qu’il s’agit du « clown »). Bien fait, mais qui laisse pantois devant la vie que peuvent connaître certains humains…  Encore une raison d’aimer la mienne, malgré tout.

Je me promenais dans le quartier quand tout à coup, un gars m’a interpelé. Je n’avais pas reconnu le peintre à qui j’avais passé une commande il y a deux ans! Bonne mémoire, le gars. Il a engraissé un peu. Il semble vivre de soleil, de peinture, de l’air du temps…

 

Mercredi 4 janvier 2012

Effectivement, comme shows j’ai tout raté. En après-midi, une première depuis que je suis à Salvador, je suis sorti prendre un café* comme je l’ai fait des millions de fois dans ma vie, pour regarder vivre une anonyme fraction de l’humanité. J’ai soupé d’une pizza et je suis rentré, trop fatigué pour ressortir.

*Le cappuccino est totalement incompris ici; il goûte un caramel chimique. Prendre plutôt un espresso grande com leite.

 

Jeudi 5 janvier 2012

J’ai ramené mes objectifs d’aventure à 0,5 et laissé une veilleuse sur l’exotisme. Pour élargir mon cercle de contacts à la plage, je loue maintenant mon parasol de Jacquie, une généreuse bahianaise qui voit à me trouver une chaise en bon état. Peu à peu gagné par l'indolence ambiante, j'ai laissé un gars me faire un petit tatouage (non permanent). N’importe quoi!

 

Samedi 7 janvier 2012

Pour souper, j’avais en réserve une sauce tomate commerciale que j’ai décidé de bolognaiser. Au comptoir des viandes, j’ai demandé du bœuf haché. La préposée m’a montré la liste des parties (comestibles) d’un bœuf. Autrement dit, le client choisit la partie et la préposée hache. Mes connaissances en anatomie du bœuf se limitant à « ordinaire, maigre et extra maigre », je me suis basé sur le prix au kilo. À titre indicatif, la partie économique déjà hachée en comptoir s’appelle « músculos »... Vous comprendrez que j’ai opté pour une autre partie, inconnue peut-être mais dont le prix était rassurant... Elle a sorti ce qui m’a semblé une belle pièce de boeuf, a écarté les rares bouts gras en deux secondes et hop! dans la machine. Avec de l’ail, de l’oignon, une pincée d’épices importées illégalement du Canada et un verre de gros rouge, c’était très correct!  

Puis, je me suis pointé pour une pièce de théâtre, mais c’était complet et c’est un peu ma faute. Je n’avais pas l’adresse exacte (souvent, il n’y a pas de numéros de porte anyway) et mon plan de la ville est approximatif. Bref, j’y allais au pif et j’ai fait un détour aussi pittoresque qu’inutile. En descendant une rue sombre, une… travailleuse de la rue m’a crié de faire attention aux voleurs dans le coin! J’ai senti que je devais la croire. Je me suis prestement rapproché d’un couple qui marchait dans la même direction que moi. Ayant repéré de la lumière (!) et un groupe de policiers, j’ai demandé ma route mais suis donc arrivé quelques minutes trop tard au théâtre. Il y a une raison pour tout.

Fait divers : pour entrer dans certains bars avec musique live, les hommes paient plus cher que les femmes!

Autre détail? Je pense avoir compris pourquoi les gens portent des vêtements qui semblent si propres. Ils les repassent! Pourquoi? Parce que c’est le seul moyen de les faire sécher complètement.

Et dire qu’il ne me reste qu’une petite semaine avant de retrouver mes draps en flanellette et brancher mon humidificateur! Sentez-vous l’urgence?

2 janvier 2012

fin 2011 suite...

Dimanche 31 décembre 2011

Le téléphone cellulaire, c’est une bébelle qui peut être pratique… quand ça marche. À plusieurs reprises, j’ai essayé de joindre mon copain Carlos, mais son cell. est hors d’atteinte, débranché ou alors la communication est si mauvaise qu’on ne s’entend pas. Bref, il s’est pointé inopinément vers 18 h 30 pour partager mon souper, que j’ai artistiquement étiré avec des légumes. J’étais content d’être avec quelqu’un pour me promener ensuite dans la foule qui déferlait vers le phare, par la rue principale rendue piétonne. Environ 90 % des gens (on se souvient qu’ils sont noirs pour la plupart) portent du blanc pour l’occasion et je ne faisais pas exception. On vend des roses blanches et des femmes vont les jeter à la mer, en offrande aux déesses locales. La plage est bondée de tables et de chaises. Les gens chics ont loué des espaces aux terrasses et balcons. Le soir est tombé, les vagues sont indifférentes et la scène est éclairée par les lumières crues de rue.

Quand quelqu’un a terminé une cannette de bière, voire une bouteille de mousseux, il la laisse tomber là où il se trouve, mine de rien. Les poubelles sont aussi rares qu’à Montréal, mais la désinvolture du geste demeure un peu choquante.

Vers minuit, c’est le feu d’artifice. Certains font jaillir leur mousseux comme s’ils avaient gagné une course de formule 1. On a marché un peu en prenant une bière et j’ai mangé un bâtonnet de fromage chaud. C’est une spécialité d’ici que je prends parfois à la plage. En fait, c’est assez bon. On chauffe le fromage de type spongieux sur une petite casserole à charbon; parfois saupoudré d’origan ou même de mélasse! Fallait voir la bonne grosse Mama infatigable, souriante, éventer son poêle de fortune, mais se disant peut-être : « Cette fête semble importante pour vous, mais moi je suis ici pour faire un peu d’argent, parce que demain, c’est la même vie plus ou moins sans avenir qui m’attend, peu importe la date »… Bon, une photo aurait sans doute mieux traduit l’instant.

Puis, je suis rentré. Difficile de dormir avec tout le bruit des bus, taxis et surtout de la foule qui commence à se retirer, dans le sens contraire à la circulation. L’appart. donne sur une rue perpendiculaire toute proche, alors je pouvais suivre cette « fin de messe » de ma fenêtre. J’étais à peine couché que j’ai entendu une clameur. Un gars avait fracassé des vitres d’une voiture prise dans l’embouteillage et je l’ai vu s’enfuir à toutes jambes. Plus tard, c’est un autobus archi bondé que des vandales ont assailli. J’ai presque prié pour que personne ne décide de squatter mon « deux chambres-lit-double-lits-jumeaux-quasi-full-equipped». Finalement, la rumeur s’est tue vers 4 ou 5 h du matin…

Heureux anniversaire à Diane M. le 2 janvier!

Il ne me reste que deux semaines à Salvador. J’ai acheté le journal pour voir les shows à venir. Tous ceux qui m’intéressent ont lieu le même jour et je suis bien capable de tout rater!

Comment dire… Pour prendre une image d’un autre ordre, je résumerais comme suit : en apprenant à se traîner les pieds, on est moins stressé, mais les gougounnes s’usent plus vite.

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31 décembre 2011

Fin de 2011

31 décembre 2011

Quelques mots sur São Salvador da Bahia de Todos os Santos, qu’on pourrait aussi appeler Bahia la noire ou même la Rome noire. Première capitale du Brésil de 1548 à 1763, c’est aujourd’hui la capitale de l’état de Bahia dans le nord-est du pays. Elle compte environ trois millions d’habitants, dont une forte majorité de noirs descendants d’esclaves africains. La misère et l’opulence font bon ménage.

Dans les années 1990, son quartier historique du Pelourinho, ou « petit pilori » (parce que c'est là que les esclaves étaient punis), a été nettoyé et restauré. Il est inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'Humanité.

Selon le Guinness Book, le carnaval de Salvador est le plus grand carnaval populaire de rue du monde. Il a lieu en même temps que celui de Rio, vers février (mais faudrait me payer cher pour y assister –trop flyé) …

Le Lavagem de Bonfim est une autre occasion de se défouler. Il s’agit d’une procession à laquelle j’ai participé l’an passé. On marche des kilomètres pour se rendre jusqu’à une petite église. Là, des femmes lavent les marches de l’église sous la surveillance de prêtres catholiques et de prêtresses du Candomblé, une religion afro-brésilo-indigène. Et ça boit! Cette année, je ne serai plus ici quand cette procession aura lieu.

Le soir du 31 décembre est donc l’autre occasion de festoyer follement et il y a de la fébrilité dans l’air!

Comme on trouve de très nombreux restaurants au kilo, genre Commensal, je me suis emporté un beau lunch pour ce soir et je sortirai après!

 

Voilà! C’est aujourd’hui le dernier jour de 2011. Bilan? Positif. J’apprécie notamment ma chance de connaître des « ailleurs ».

2012 sera une année un peu charnière.

Flash news!

Jusqu’à maintenant, j’ai occupé différents emplois, pas toujours très bien payés mais généralement intéressants, notamment comme prof. pour le Ministère de l’Immigration du Québec et ce, à temps partiel depuis 20 ans. Depuis quelques années, c’est mon seul emploi et récemment, le Ministère m’a proposé la permanence. Après 20 ans!

J’ai accepté. Bof! Je n’aurai plus de grandes vacances l’hiver, mais j’en aurai l’été. Il y aura une légère diminution de salaire, mais des avantages sociaux en contrepartie.

Une année à la fois. Projets inconnus, à créer.

 

Une pensée affectueuse pour chaque lecteur de ce blogue!

Pour 2012, souhaitons-nous d’être de meilleurs humains, individuellement et collectivement!

30 décembre 2011

Mardi 27 décembre 2011 Je suis toujours là, mais

Mardi 27 décembre 2011

 

Je suis toujours là, mais ma connexion Internet connaît des ratées. On vit dans le ponctuel, l’aléatoire…

Le dimanche 25, soir de Noël, j’ai eu le plaisir de me skyper au chic hôtel « Le Dauphin » de Drummondville pour me joindre aux festivités familiales pendant quelques minutes. C’était très agréable de voir tout le monde, tout en prenant tranquillement un petit verre de prosecco! J’arrivais du cinéma où j’étais finalement allé voir Mission impossible IV (sans originalité, invraisemblable, cliché. Je ne sais si c’étaient les sous-titres en portugais qui me dérangeaient, mais les dialogues en version originale étaient pratiquement incompréhensibles tant la prononciation était lâche, insignifiante et approximative).

Bref, quand on est sur Skype, un seul des deux interlocuteurs peut parler à la fois. Comme il y avait beaucoup de bruit de fond à Drummond, on ne pouvait donc pas m’entendre, mais la quasi télé‑transportation valait la peine.

Avec le temps, j’améliore ma technique de vie sous la ligne de l’équateur. Les heures chaudes étant le matin, quand le soleil frappe ma table, je vais à la plage; les baigneurs sont moins nombreux. Le deuxième matin que j’ai loué une chaise et un parasol (3,50 $), j’ai pointé en direction du gars qui m’en avait loué une la veille pour signifier que c’était de lui que je voulais louer et celui-ci a capté mon geste : selon lui, on est maintenant amis pour la vie… ou jusqu’à ce que je disparaisse du décor. Il faut fonctionner comme ça ici, le pouce en l’air.

Je gère donc de mieux en mieux la logistique d’ouverture et fermeture des fenêtres ainsi que la clim. en fonction des moments du jour. Après la sieste de l’après-midi, je fais le train-train et pouf! c’est déjà l’heure de penser au souper.

Compte tenu de mon budget, l’appartement est satisfaisant, sauf pour le bruit et l’éclairage. Pour des raisons évidentes de climat, il n’y a pas de double vitrage, alors les sons urbains (aboiements, bus, camions, klaxons, haut-parleurs jackés sur des voitures, fêtards…) sont omniprésents à l’intérieur; d’autant plus que le silencieux sur les voitures semble relever davantage de l’option que de l’équipement de base. Quant à l’éclairage, il est à 100 % fluocompact, et c’est bien là le seul effort à caractère « protection de l’environnement » que j’ai pu observer (mais il n’avantage en rien mon teint).

En fin d’après-midi, je suis passé voir une petite exposition et j’ai ensuite marché jusqu’au Pelourinho. C’est l’équivalent du Vieux-Montréal; du très très vieux Montréal.

Les mardis, il y a un petit orchestre de percussions qui défile dans les rues. Certains instrumentistes sont même de jeunes enfants et ils savent tenir le rythme! Ça me fait penser au Kodō japonais, mais c’est pourtant très typique de la région. Je sais aussi que c’est le soir des pickpockets, parfois difficiles à distinguer des gens qui frôlent innocemment par nature, alors j’avais l’essentiel de mon argent dans un de mes bas et seulement mon nom et mon adresse sur un bout de papier dans mes poches. De toute façon, comme les rues sont en pavés désespérément inégaux, je porte toujours des chaussures de marche quand j’y vais et ça me repose de la gougounne qui a aussi ses exigences.

 

Mercredi 28 décembre 2011

L’ordinateur de la Banque de Montréal estime que je dépense trop ou que mes dépenses sont louches; en conséquence, mes comptes de banque sont gelés depuis quelques jours. J’ai envoyé une télécopie à une certaine directrice adjointe pour qu’elle libère mes comptes. Le message d’accueil sur sa boite vocale vaut la peine d’être écouté : 514 877-8446 (essayez en dehors des heures de bureau). On ne comprend absolument rien et c’est même à se demander en quelle langue elle parle. Je parie qu’elle fera un effort après avoir entendu MON message.

Aujourd’hui, je suis allé au cinéma voir un documentaire ayant pour thème « Les musiques qui ont marqué ma vie ». Le thème est intéressant (le docu, plus ou moins). On serait étonnés de connaître les titres de musiques qui ont marqué les vies des uns et des autres; et encore davantage, de connaître l’histoire s’y rapportant…

Je suis ensuite allé manger dans un resto qui s’appelle Tudo Azul, parce que j’avais envie de saucisses et choucroute (remplacée ce soir par des patates sautées – toujours sans autres légumes). Il est tenu par un Suisse-Allemand. Qui m’accueille à la porte? Le peintre à qui j’avais passé une commande pour une toile l’an dernier. Comme quoi ici aussi, certains doivent arrondir leurs fins de mois autrement que par leur art premier. J’avais justement une photo de sa toile sur mon Pod. Avant de quitter le resto, j’ai été obligé d’être ferme avec une femme qui se voulait sociable (pas une pute, mais simplement une femme avec son mari, en mal de conversation).

Chaque jour apporte son lot.

 

Jeudi 29 décembre 2011

Comme je ne reçois pas mon courrier, je ne sais pas combien je dois à la Baie où j’ai acheté ma valise et je ne peux donc pas faire de paiement par Internet. J’ai essayé de me créer une personnalité virtuelle sur leur site, mais on ne s’entend pas sur ma date de naissance! J’ai essayé de parler avec un humain : la croix et la bannière. Mille options, mille menus, mille services, attentes, musak, renvois, lignes coupées, zéro aide. J’ai envoyé un courriel de toute beauté et franchement, j’ai presque hâte de voir la réponse. Pensez-vous que je vais payer des frais d’administration le cas échéant?

En ce moment, toutes les énergies sont centrées sur le soir du 31 qu’on appelle ici « Réveillon ». Une scène est montée près du phare et on pourra notamment y entendre Daniella Mercury, une des divas brésiliennes. Rebelote pour les pickpockets. Gougounnes à éviter impérativement!

 

24 décembre 2011

Noël 2011

Vendredi 23 décembre 2011

Je me remets à peine des mes empoisonnements alimentaires. J’en ai profité pour dormir beaucoup.

Ce matin, une petite pluie lave les rues et rafraichit l’air.

Bon voyage à Sergio R. qui part en Argentine!

 

Samedi 24 décembre 2011

Quoi? C’est déjà Noël? Encore?

Shoot! Il a plu ce matin aussi. Le sable de la plage sera mouillé au moins jusqu’à cet après-midi… Je pense que je vais aller au cinéma pour voir « Mission impossible IV ». Plus tard, je vais essayer de trouver un bon restaurant qui a de l’allure pour me tremper dans l’atmosphère. Mais, je ne prends pas de chance et j’aurai ce qu’il faut pour me cuisiner quelque chose à la Robert si les restos sont fermés.

 À défaut d’une photo avec la mer comme décor, j’en joins deux prises dans l’appart.

 Je souhaite à chacun de bons moments avec la famille et les amis!

 

Cueillons dès aujourd’hui

Les roses de la vie

 

21 décembre 2011

Mardi 20 décembre 2011 Je suis devenu un peu

Mardi 20 décembre 2011

Je suis devenu un peu brésilien aujourd’hui. J’ai acheté un cellulaire : le moins cher sur le marché et fonctionnel seulement au Brésil. C’est peut-être une invitation à élargir mon réseau de contacts actuel et… à revenir!

Comme je suis encore fragile sur le plan de la forme physique, je n’ai pratiquement rien fait d’autre. Toutefois, c’était ma journée Radio-Canada. Au moment même où Suzanne H. m’informait de la parution de son conte de Noël sur le site de Radio-Canada, je m’apprêtais à écouter en direct l’émission « Classe économique » de 18 h 30 (à quelle heure à Salvador?) à la radio de Radio-Canada. Il y a quelques semaines, j’avais envoyé une suggestion de thème et on m’a répondu qu’il en serait question à l’émission d'aujourd'ui 20 décembre. On y a cité un passage de mon courriel. Ça concerne la maudite musique qu’on nous impose partout. Je pense qu’on peut l’écouter en différé :

 http://www.radio-canada.ca/radio/

Aussi, le site Booking.com où je fais mes réservations d’hôtel publie les commentaires des voyageurs. Voici celui que j’ai envoyé concernant un hôtel que je recommande si vous passez par Belém :

 http://www.booking.com/hotel/br/restaurante-le-massilia.fr.html?tab=4&aid=309036&rid=603196860&label=review_am

Je dois apporter une correction. Quand les gars déchargeaient des packs de bières, c’étaient des packs de 12 et non de huit bières, ce qui ferait plutôt un total près de 16 000 bières.

 Finalement, à la demande de Diane M. j’ajoute une photo de ma laveuse.

 

19 décembre 2011

De Fortaleza à Salvador

Vendredi 16 décembre 2011Fortaleza  

 
Ce soir, je suis allé manger à une terrasse du « Dragon do mar », sorte de centre culturel avec amphithéâtre, cinémas, auditorium, salles d’expositions, restos, cafés, passerelles, escaliers extérieurs, rampes, bouts de rues, boutiques, statues, bassins, librairie, etc. Filet de poisson en sauce tomate avec du riz. Légumes verts ou carottes? Rarissime!

 √ Fortaleza 

 

 

Samedi 17 décembre 2011Salvador da Bahia

Cet après-midi, j’ai pris un vol Fortaleza-Salvador.

Pour ce voyage, j’avais notamment deux objectifs : le premier, revenir à Salvador et le deuxième, passer quelques jours en bateau. Le reste relève surtout de la logistique des déplacements, mais le hasard a bien fait les choses par ses « découvertes imposées ».

Je suis donc arrivé à Salvador en début de soirée. Et hop! On ajoute une heure (finalement, on est trois heures plus tard qu’à Montréal).

Comme c’est la troisième fois que j’y viens, je savais exactement où prendre l’autobus, quand descendre et dans quelle direction marcher pour me rendre à l’appartement que j’ai loué. Je resterai donc ici pendant un mois pour aller à la plage, passer du rose verdâtre au beige-touriste-du-nord, lire, dormir, aller voir des shows, améliorer mon portugais, bref, être ailleurs.

Comme pour les chambres d’hôtel dont on a d’abord vu des photos par Internet et comme pour certaines situations nouvelles, un blind date par exemple, la première impression est parfois décevante. Le mot qui me vient à l’esprit en découvrant l’appartement est : sinistre. Bon, j’exagère peut-être un peu. Résumons en disant que j’ai de nouveau sorti mon drap-pochette.

 

 

Dimanche 18 décembre 2011

Aujourd’hui, j’ai fait MON ménage, replacé les cadres de niveau, déplacé les meubles, fait une épicerie, vaporisé du OFF et du Lysol (que j’avais apporté) et fait le tour de l’appart. avec la propriétaire pour cocher sur papier TOUT ce qui s’y trouve, jusqu’au nombre de cuillers. Je suis même descendu dans la cave pour relever la position du compteur d’électricité.

Les murs sont en ciment peint et parfois texturé; mis à part le blanc, je doute qu’il existe un nom pour en définir les autres couleurs. Il faut une perceuse électrique pour y visser une vis. Le plancher est en carreaux de céramique blanche.

Ici, je pense à Éric H. qui appréciera particulièrement les caractéristiques de certaines installations. Il y a un four à micro-ondes, mais le trou par où passe le fil dans la tablette est trop éloigné pour rejoindre la prise de courant. Il manque 1 pouce. Quelqu’un viendra – un jour – pour faire un autre trou dans la tablette. On fait les toasts dans un gaufrier et il y a un presse-agrumes électrique qui ne fonctionne pas vraiment. Je l’ai essayé avec des oranges vertes. Une fois pressées à la main, leur jus était super. Le câble qui part de la télé se rend jusqu’à… une antenne accrochée sur le bord de la fenêtre. La douche est un grand rectangle. Malheureusement, la pomme de douche fixe est orientée vers le mur duquel elle sort et non le mur opposé...

Il y a un petit vestibule, un salon/salle-à-manger, une cuisine (le frigo ouvre dans le mauvais sens, à partir du mur), une salle de bain et deux chambres. J’ai choisi cet appartement pour sa situation géographique, mais aussi parce qu’il y a une table et des chaises alors que souvent, on ne trouve qu’un comptoir avec bancs – très « design », mais très inconfortable. J’ai un accès à Internet par fil sauf que celui-ci arrive par une fenêtre de la chambre du fond et qu’il faut dérouler le fil sur environ 30 pieds pour rejoindre la table dans le salon. Au moins, il y a les 30 pieds de fil…

Il y a un appareil à air conditionné dans un mur de la chambre principale. J’ai calfeutré les espaces autour avec des sacs de plastique. Quant aux draps, ils me font penser au polyester/années 70 qui donne la chair de poule.

Par contre, oh, merveille, il y a une laveuse dans la cuisine. J’ai fait ma première vraie brassée en sol brésilien. Au cycle normal, il faut plus de deux heures pour compléter le lavage, les deux rinçages et l’essorage. Ce dernier est accompli par une centrifugeuse capable de propulser un humain jusqu’à la lune. Le bruit était tellement fort que tout le building, le portier et les passants sur le trottoir sont au courant de l’événement. J’ai gardé un œil sur la machine, craignant qu’elle change de pièce, mais non, elle est bien restée à sa place. En revanche, cette laveuse fait une bien meilleure job que la mienne (soyons honnête, elle a au moins 30 ans). Dorénavant, je vais m’en tenir au cycle délicat. J’étends dans la petite chambre aux lits jumeaux, sous le ventilateur de plafond. Faut dire qu’après cet essorage vertigineux, il reste peu d’humidité et zéro charpie. Je peux même donner un petit coup de fer à repasser à temps perdu.

Pour en revenir à Salvador, le feeling de retrouver une ville connue est particulièrement savoureux. Pas vrai? Je suis à quelques minutes à pied de la plage, d’un supermarché, d’un centre d’achat (on se rappelle du qualificatif?), d’un guichet automatique (!) et des bus qu’on flye au besoin (sinon, ils n’arrêtent pas). C’est bête, l’appart. est juste à côté de l’école où j’avais pris des cours de portugais les deux années précédentes, mais pas cette année; je poursuivrai mon apprentissage autrement.

Je me sens en sécurité, peut-être parce que j’ai moins l’air égaré du touriste qui débarque et davantage celui du touriste intégré. On est vite connu et reconnu ici.

 

 

Lundi 19 décembre

Heureux anniversaire Marie D. de Paris!

Ce matin sur la rue, j’ai croisé Mariangela, ma prof. de portugais de l’an dernier. Cette semaine, je passerai prendre un petit verre de café à l’heure de la pause pour saluer le personnel de l’école.

18 h. Je mange des olives farcies en prenant l’apéro. À l’épicerie, j’ai trouvé de l’oignon, une carotte, une patate et du poulet cuit. J’avais l’intention de me faire à souper, mais on sonne à la porte. C’est mon copain Carlos, connu l’an dernier. J’en n’ai pas assez pour deux alors on sort.

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